Stop smoking : pourquoi arrêter de fumer ?


Illustration de Sophie Ruffieux

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Comme tout le monde, vous savez que fumer n’est pas bon pour la santé mais cette notion reste peut-être encore un peu floue pour vous… Il faut dire qu’à 20 ou 30 ans, vous n’avez pas réellement envie de penser à un futur qui vous paraît si lointain… Pourtant, la cigarette est un véritable poison au quotidien. Et c’est pour cela que vous allez arrêter de fumer, pour retrouver votre liberté, votre santé et même votre beauté !

 

J’arrête le tabac pour préserver ma santé

Illustration de Sophie Ruffieux

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Sur plus de 4 000 substances chimiques inhalées par la fumée de cigarette, plus de 60 sont classées cancérigènes par le Comité international de recherche sur le cancer. Mais le tabac ne se contente pas d’attaquer les poumons, c’est tout le système cardio-vasculaire qui est touché. Au fil des années de tabagisme, les artères deviennent de plus en plus rigides. Cela peut mener à l’apparition d’un caillot de sang qui finira par obstruer l’artère et provoquer un infarctus du myocarde ou un AVC (accident vasculaire cérébral).

Du côté du système immunitaire, le mucus de nos poumons est attaqué par le tabac et ne fait plus son job, entraînant pneumonie et inflammations en tout genre, avec des crises d’asthme et autres réactions allergiques dont on oublie l’origine réelle. Et plus on commence jeune, plus les conséquences sont nombreuses.

Le cerveau des adolescents et des jeunes adultes est plus vulnérable aux substances psychoactives que le cerveau de l’adulte mature, les processus de maturation cérébrale se poursuivant jusqu’à environ 25 ans. Une zone précise du cerveau, le cortex préfrontal, qui permet la prise de décision et l’adaptation du comportement à chaque situation, est la plus vulnérable. Quand on sait que cela peut générer des états dépressifs, c’est loin d’être un détail. La consommation de tabac peut donc entraîner un véritable mal-être (stress, manque, dépendance…), que l’on cherchera à compenser avec une nouvelle cigarette… la spirale infernale est en marche.

Le système digestif trinque également, plus exposé à des ulcères. Le foie, principal organe de nettoyage du corps, est forcément concerné. Avec le tabac, il est tellement mis à contribution qu’il s’épuise et si, un jour venu, vous avez besoin d’un traitement médical, il pourrait être altéré au point que vous ne puissiez réagir au traitement. La vessie est elle aussi fragilisée, plus susceptible de développer infections ou même cancer…

Pour une belle peau et un teint frais !

Illustration de Sophie Ruffieux

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Avec le tabac, vous avez dit bonjour aux rides précoces, au teint terne et à la peau sèche ! La nicotine entraîne une diminution du nombre d’œstrogènes dans le sang (des hormones produites naturellement par l’organisme et qui disparaissent lors de la ménopause), favorisant un vieillissement prématuré de la peau, entre autres effets secondaires puisque celle-ci ne reçoit plus assez d’œstrogènes. Pour simplifier, on se retrouve à 30 ans avec la peau que l’on devrait avoir à 40 ! De nombreuses études médicales démontrent que les fumeuses ont 3 fois plus de rides profondes que les non-fumeuses. Et toutes les crèmes antirides du monde n’y pourront rien changer puisque le problème vient de l’intérieur. Cheveux blancs avant l’âge, ongles et dents jaunes… voilà les principaux inconvénients rencontrés par les fumeuses. Mais on garde aussi les gênes de sa période ado, puisque la cigarette peut engendrer des poussées d’acné ! Chouette programme.

Enfin, l’impact du tabac sur la peau est tel que certains chirurgiens plasticiens font de l’arrêt de la cigarette une des conditions à respecter avant une intervention, pour ne pas ralentir le phénomène de cicatrisation. Si le tabac n’est pas responsable à proprement parler des cancers de la peau (le soleil est le plus dangereux et l’écran total notre meilleur allié), on a déjà fait le lien entre le fait de fumer et de s’exposer en même temps au soleil, ces deux facteurs réunis augmentant les risques de cancer.

 

Et si on parlait de l’association pilule-tabac ?

Une étude de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) montre que le risque d’infarctus du myocarde est multiplié par 11 en cas de tabagisme seul et par 87 lors de l’association tabac (> 10 cigarettes par jour) et contraception orale ! Un cocktail explosif !

L’étude MEGA a démontré les effets dangereux de l’association pilule-tabac, avec des risques accrus de thrombose (ou phlébite, un caillot qui obstrue partiellement ou totalement un vaisseau sanguin, une artère ou une veine). La solution ? Arrêter la cigarette de toute urgence.

Pour boucler le dossier gynéco, le lien entre stérilité et tabac est maintenant clairement établi, que ce soit pour les femmes ou pour les hommes (et pour eux, cela va même amoindrir la qualité des spermatozoïdes, et la qualité de l’érection tout court).

 

D’autres pathologies ont un lien ou sont aggravées par le tabagisme…

Gastrites, diabète de type II, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, eczéma, psoriasis, lupus, infections ORL (nez-gorge-oreilles), infections dentaires et parodontite…

J’arrête pour mon bien-être psychique

Vous avez déjà ressenti cette sensation : le tabac stimule votre mental et vous permet de rester éveillée. Vous avez du mal à vous concentrer, votre rythme cardiaque augmente, votre respiration aussi… Il suffit que vous fumiez une cigarette pour aller mieux, pour retrouver votre calme et votre concentration. Pour vous, la cigarette est comme une aide, un appui, alors que vos réactions sont uniquement le signe que vous êtes totalement accro et en manque. Votre dépendance a pris le contrôle de votre vie.

Illustration de Sophie Ruffieux

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Cela ne s’arrête pas là ! Ce qui n’est qu’une simple dépendance à la cigarette devient souvent une multidépendance : aux tranquillisants et aux somnifères pour contrecarrer les effets du tabac sur le sommeil, mais surtout à l’alcool, lié lui aussi trop souvent aux soirées et événements festifs. Les quelques cigarettes sont forcément associées à quelques verres, et vous finissez maintenant vos soirées avec un paquet entier dans les poumons et le cerveau grisé par l’alcool. Pourquoi perdez-vous le contrôle ? Parce que votre dépendance est parfois plus forte que votre volonté… Parce que la cigarette a pris le contrôle sur vous.

 

Comment êtes-vous devenue accro ?

Illustration de Sophie Ruffieux

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Le phénomène est très complexe mais une certitude existe : la nicotine est fortement impliquée dans le processus de dépendance. La nicotine libère la dopamine dans une région précise du cerveau, le noyau accumbens. La consommation de tabac augmente la quantité de dopamine présente dans ce noyau, qui est responsable du phénomène de dépendance et vous pousse à allumer une autre cigarette. Vous n’êtes pas dépendante au tabac en tant que tel mais aux effets secondaires qu’il génère sur votre cerveau.

La nicotine est devenue « votre fournisseur privilégié » de dopamine. Habitué à un niveau de dopamine artificiellement élevé, le cerveau en demande plus que le niveau naturel. Or la nicotine finissant dans vos urines, votre cerveau réclame donc sa dose, avec une prochaine cigarette, puis une autre et encore une autre… Ce qui était au départ un choix de votre part devient alors une nécessité absolue dictée par votre cerveau, et votre volonté, votre libre arbitre sont eux aussi trompés et déjoués par la dépendance. Et vous vous retrouvez à chercher désespérément un tabac ouvert en pleine nuit. Oui, vous êtes bien accro !

Accro plus que d’autres ?

Nous sommes inégaux face à l’addiction. Il n’y a pas un terrain favorable mais des causes multifactorielles qui peuvent aboutir à une dépendance, des causes physiologiques, psychologiques et génétiques, mais aussi sociales et familiales, notamment quand on a grandi auprès de parents fumeurs. On ne peut pas réellement parler de « vulnérabilité de naissance », mais de « prédispositions » qui nous font réagir plus ou moins différemment lors des moments de stress. Cela peut commencer dans la cour du lycée où l’on ne se sent pas parfaitement intégrée et où l’on veut faire comme les copines, lors d’une rupture amoureuse ou le divorce de ses parents… Cela peut débuter lors de l’entrée dans le monde professionnel, où l’on se retrouve à fumer pour accompagner les nouveaux collègues au cours de la pause cigarette pour intégrer plus rapidement le groupe. Chacune trouvera sa façon de répondre à une souffrance passagère ou pas. Le problème dans cette histoire, c’est que la cigarette a été conçue par les industriels pour rendre dépendant le plus rapidement possible. Cette petite cigarette qui n’était destinée au départ qu’à vous aider de façon transitoire lors d’une crise ou pour vous donner plus d’assurance est devenue une addiction à part entière.

Illustration de Sophie Ruffieux

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Illustration de Sophie Ruffieux

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On ne pense pas aux deux versants de l’addiction. Du côté du cerveau, vous l’avez compris, c’est la nicotine qui dicte sa loi. Mais il y a également un versant psychologique qui est lié au comportement même de chaque fumeuse, à savoir toutes les étapes qui précèdent la consommation de la cigarette, comme sortir son paquet et son briquet, ou bien ses feuilles et son tabac en vrac lorsqu’on roule ses propres cigarettes… Ce sont des rituels rassurants pour votre cerveau, qui va enfin recevoir sa dose de nicotine, et qui font partie intégrante de l’addiction.

Ce versant « psy » lié au rituel a priori rassurant de la cigarette doit être pris en compte dans le processus de l’arrêt. Mais, bonne nouvelle : le sport pratiqué de façon régulière procure naturellement au cerveau la dopamine dont il a besoin ! Vous allez ainsi renforcer votre sentiment de sécurité intérieure, vous sentir plus forte et motivée, tout en vous détachant de la cigarette !

 

J’arrête aussi pour retrouver ma liberté

Illustration de Sophie Ruffieux

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Le tabac coûte cher, à votre porte-monnaie, mais il coûte aussi très cher à la société, en frais médicaux divers et variés, en arrêts maladie et autres.

Autre point, et non des moindres, les sociétés de tabac n’ont de cesse de trouver de nouveaux marchés afin de vendre encore plus de cigarettes. De façon totalement cynique, elles nous visent, nous les femmes, pour plusieurs raisons : nous développons une dépendance plus rapide que les hommes (étude Hill & Laplange – 2004), nous vivons plus longtemps et sommes donc susceptibles de fumer davantage sur la durée. Et cela n’est pas nouveau, puisque les premières campagnes de publicité destinées aux femmes sont apparues dans les années 1920. Déjà, les contrats de placement produits étaient d’actualité à Hollywood et les célèbres actrices de l’époque fumaient à l’écran. Leur meilleur slogan : « La femme libre est une femme fumeuse ! »

Illustration de Sophie Ruffieux

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Après la guerre, l’industrie du tabac continue en lançant des cigarettes parfumées (les menthols, qui sont tout aussi addictives et nocives pour la santé que les autres) et ultra fines, baptisées du nom d’un célèbre magazine de mode… La femme chic et glamour se doit de fumer. Les marques sortent ensuite des paquets au doux nom évocateur : Allure, Corset… L’idée est simple : le tabac est l’allié minceur par excellence. Voilà comment, en quelques campagnes de publicité bien conçues, avec des partenariats bien placés, on arrive à imposer aux femmes l’idée que la cigarette est le symbole parfait de leur indépendance et de leur liberté… et – ô joie ! – elle va en plus les aider à obtenir la silhouette dont elles rêvent en secret, ce qui est totalement faux puisque la cigarette n’a jamais fait maigrir personne.

Maintenant, vous savez… Vous savez que vous avez pris la bonne décision en arrêtant définitivement de fumer et ce, sans avoir recours aux substituts que sont la cigarette électronique, les patchs et les Nicorette®. Certes, beaucoup vous diront que la nicotine n’est pas cancérigène (les études le prouvent), mais son rôle dans la cigarette est de vous rendre, par tous les moyens, totalement dépendante. Continuer à consommer de la nicotine par d’autres biais (patch, e-cigarette), c’est donc nourrir cette dépendance… À terme, les résultats sont meilleurs pour les personnes ayant arrêté sans substitut. Et si on vous dit que les patchs vous aideront à combattre les désagréments (tête qui tourne…) de l’arrêt du tabac, c’est seulement pour maintenir votre dépendance. De très bonnes méthodes naturelles existent pour éviter ça (aromathérapie, acupuncture…) !

 

Extrait du livre
Mon Cahier Stop Smoking
Cécile Bertin (auteur) Retrouvez Cécile Bertin sur son site
Sophie Ruffieux
(illustrations intérieures)
Retrouvez Sophie Ruffieux sur son blog, sur Facebook et sur Instagram
Isabelle Maroger
(illustration couverture)
Retrouvez Isabelle Maroger sur son blog et sur Instagram

 

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