Bye-bye les tabous avec Caroline Michel grâce à Mon Cahier Sexo


Caroline Michel est journaliste pour la presse féminine print (Marie-France) et web (Journal des FemmesL’Express Styles, L’Etudiant), où elle traite des thématiques sexo, une nouvelle méthode de développement personnel, et santé.

Son nouveau livre, Mon Cahier Sexo, aide à se découvrir, à mieux se connaître, à se réapproprier son corps, à se libérer et à s’épanouir !

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire un mon cahier autour du développement personnel via l’intimité et de la réappropriation de son corps ?

Les équipes Solar m’ont sollicitée. L’idée m’a tout de suite emballée, car si aujourd’hui on partage beaucoup de conseils pour une sexualité épanouie, il me semble qu’il faut revenir « à la base ». Et cette base, c’est l’amour de soi et la connaissance de soi. Là se situe la clé d’une sexualité épanouie qui nous ressemble. C’est génial de découvrir l’anatomie féminine ou de se renseigner sur les pratiques sexuelles capables d’octroyer du plaisir, mais il s’agit là de grandes lignes : en réalité, pour se sentir bien avec soi et avec l’autre – ou les autres, l’essentiel est de rencontrer sa propre sexualité, son anatomie à soi, ses désirs à soi. Voilà pourquoi se réapproprier son corps est le premier pas. Bien entendu, dans le cahier, je partage aussi des conseils, des études, tout un tas d’informations qui conduisent au plaisir, mais la lectrice est guidée et invitée à questionner, pas après pas, ce qu’elle souhaite vraiment au fond, pour elle.

 

Selon vous, pourquoi la sexualité est-elle toujours aussi taboue dans notre société ?

Ce qui est paradoxal, c’est que l’on parle énormément de sexualité. Mais quand il s’agit de sa propre sexualité, c’est différent. Mais c’est évidemment lié aux discours qui nous entourent : à force de lire ici ou là qu’un rapport sexuel se déroule comme ça et pas autrement, qu’il existe des techniques pour jouir, qu’un couple épanoui fait l’amour plusieurs fois par semaine, on se retrouve rapidement à complexer et on rougit. On n’ose pas parler de sa sexualité à soi, comme si elle n’était pas assez bien, assez fun, assez créative. Et puis nous portons le poids d’une sexualité procréative : même si nos mères se sont battues pour une sexualité « récréative » et contre une politique nataliste, nous continuons malgré nous d’associer le sexe à la procréation, comme si prendre du plaisir pour simplement prendre du plaisir, n’était « pas bien ».

 

Pensez-vous qu’il faudrait des cours d’éducation sexuelle plus approfondis au collège et/ou au lycée ?

Je pense qu’il faudrait que les notions de rencontres, de plaisir, d’échanges, de fous rires, de séduction et de consentement soient abordées au collège et au lycée, oui. A mon époque – j’ai eu mon bac en 2005, on apprenait le cycle menstruel, les gamètes, la fécondation, le VIH… C’est utile. Mais la dimension plaisir était absente, et ça n’a guère changé. Avec mes copines, on lisait la presse pour en savoir plus sur notre corps, et à titre personnel, ça m’a beaucoup aidée, malgré les clichés parfois véhiculés dans les articles et les « tests sexo ». Seulement, tout ça ne nous empêchait pas de nous prendre la tête (c’est quoi le point G ? Et l’orgasme vaginal, c’est vraiment mieux ?). J’aurais aimé apprendre au collège ou au lycée que mon clitoris était un organe dédié au plaisir, long de 10 centimètres. J’aurais aimé apprendre que l’orgasme vaginal n’existe pas, que le plus important c’est de s’aimer, de s’appréhender, de se regarder dans un miroir…

 

Quel est votre conseil pour les femmes qui ont du mal à accepter leurs envies et leur besoins intimes ?

De d’abord se rapprocher de leurs envies et de leurs besoins dans la vie quotidienne. D’apprendre à penser à soi. On ne pense pas assez à soi. On pense à cette notification Instagram, à ce texto auquel il faut répondre, au boulot que l’on doit abattre, aux copains qu’il faut rejoindre à l’heure. On devrait en premier lieu s’écouter. J’ai envie de sortir ou de prendre un bain ? C’est tout bête, mais c’est comme initier une nouvelle rencontre avec soi. Car quand on flirte pour la première fois avec quelqu’un, on est attentive à cette personne, on fait en sorte qu’elle se sente bien, on ne force rien. Idem avec soi du coup ! Je dirais donc que se rencontrer soi, c’est le point de départ. Puis de rencontrer son corps, car il fait partie de nous, alors que nous avons tendance à scinder tête et corps. Rencontrer son corps, ça passe par bouger, marcher, respirer tranquillement, prendre une douche en pleine conscience, s’habiller à sa guise, se reposer quand la fatigue s’impose, etc.

 

Est-ce que la méditation peut aider à être plus à l’aise avec ses désirs et son corps ?

Bien sûr. La méditation nous recentre. Elle nous invite à nous concentrer sur nos ressentis présents, nos sensations, notre respiration. Et peu importe les pensées qui vont et qui viennent. Car justement, à force de méditer, nous apprenons à revenir à ce qu’il y a de plus précieux : l’instant. De quoi se connecter davantage à soi-même, et donc à son corps. En somme, méditer revient à rétablir la connexion tête et corps.

 

Pour vous, être confiante et bien dans son corps passe par quels moyens ?

C’est un apprentissage. Quand on complexe, que l’on tient son corps à distance, l’amour ne tombe pas du ciel. Mais il se développe à mesurer que nous écoutons notre corps. Ça passe vraiment par-là. C’est tout simple, on peut se poser des questions banales au quotidien : qu’ai-je envie de dîner ? Dans quel pyjama vais-je me sentir bien cette nuit, et dans quel jean vais-je me sentir belle aujourd’hui ? Et puis, toujours, on offre du mouvement à son corps. On n’est pas obligée de devenir une pro du jogging, on peut simplement danser dans son salon ! J’ajouterais également qu’il est toujours bon de changer d’angle et de regarder, aussi, ce que notre corps nous offre de plus beau : de l’énergie ? du plaisir quand on mange ? Et grâce à lui, on a réussi à changer une roue, à porter notre nouvelle étagère à bout de bras… On a pu avoir un orgasme, aussi ! Notre corps est chouette, il nous accompagne au quotidien, il est présent et il est de notre côté, alors soyons du sien.

                                                                                          

De nos jours, le girl power c’est… ?

C’est prendre conscience de sa puissance de femme, de toute cette énergie que nous avons en nous, de notre capacité à aller plus loin, toujours. C’est se réapproprier son corps et sa sexualité parce que notre corps nous appartient. Personne ne doit décider pour nous de ce qui est bon ou pas bon pour notre corps.

 

Résumer votre mon cahier en 3 mots ?

Bienveillant, intelligent, orgasmique.

 

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